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Déclaration préalable à la CAPD du 22 mars 2021

lundi 22 mars 2021

voir ci dessous

La crise sanitaire continue à avoir de lourdes conséquences : décès et malades durement touché-es par la Covid, recul du soin pour les autres pathologies, précaires qui sont majoritairement des femmes, étudiant-es et ensemble de la jeunesse en grande difficulté, chômage, pauvreté croissante, services publics mis à rude épreuve, nombreux secteurs de l’économie à l’arrêt, restrictions de libertés, accroissement des violences et des problématiques de santé psychique, ensemble de la population en difficulté pour se projeter dans l’avenir.

Concernant le jour de carence abrogé pour les personnes ayant contracté la Covid depuis janvier, il a été retiré ce mois pour les personnes l’ayant contracté entre septembre et décembre. Comment se fait-il que l’effet rétroactif de cette abrogation jusqu’à la rentrée scolaire ne soit-il pas en vigueur ? Y-a-t-il des fonds pour indemniser ces personnes qui par ailleurs l’ont peut-être contracté dans l’exercice de leurs missions ? C’est parfois plus de 100 euros en moins sur la paye alors que les personnes se sont comportées de façon responsable dans la limitation de la propagation du virus. Pour le SNUipp-FSU c’est inadmissible !

Dans la période de rebond que nous connaissons, avec un confinement instauré de 4 semaines minimum dans la région, quid de la priorité à la vaccination pour les agents surexposés de l’Education Nationale ? Le SNUipp-FSU demande que des masques adaptés à la sensibilité et à la morphologie de chacun soient distribués aux personnels. Nous continuons de dénoncer les conditions de travail dégradées par le port du masque sans aucun allègement de la charge de travail des enseignant.es. Au contraire, leurs tâches sont alourdies car ils/elles doivent encore gérer la récupération des documents complétés par les parents pour les tests salivaires et les réponses à leurs nombreuses questions sur la situation sanitaire. Les tests pratiqués sont largement insuffisants en fréquence et en nombre pour protéger personnels et élèves. Un test occasionnel ne représente qu’une image des contaminations à un instant t. Le SNUipp-FSU dénonce le reste à charge des personnels de 1€ lorsqu’ils pratiquent ces tests. Les méthodes de prélèvement ne sont par ailleurs pas adaptées aux très jeunes élèves. Concernant le mouvement intra-départemental, le SNUipp-FSU, avec le SE-UNSA et le SNUDI-FO, demandent :
-  le maintien de 13 zones géographiques
-  un retour à un mouvement avec deux phases de saisie
-  la primauté du barème dans l’attribution des postes

Le SNUipp-FSU refuse les transformations de postes de ZIL en « titulaires remplaçant.es de proximité » et la fusion des postes de BDI et BFC en « titulaires remplaçant.es départementaux ». Il demande qu’a minima, ces personnels soient informés de cette transformation avant le début de la saisie du mouvement et qu’ils puissent bénéficier d’une priorité.

Le SNUipp-FSU demande également que toutes les décharges de direction des écoles de 3 classes ou moins soient assurées en temps et en heure, sans modification de dernière minute.

Le SNUipp-FSU souhaite aussi vous informer des difficultés techniques liées aux réunions en visio-conférence, nous ne comptons plus le nombre de réunions déprogrammées ou reportées. Sans compter les conseils d’école qui se tiennent dans des conditions défavorables aux échanges : qualité sonore insuffisante donc absence de débat, saturation des réseaux…

Concernant le thème de cette CAPD, les avis émis ne sont pas transparents et le lien entre une grille d’évaluation et l’avis terminal est loin d’être évident et s’apparente davantage au « fait du prince ». Le manque de transparence crée un sentiment d’écœurement des collègues, qui souvent ne comprennent pas leur avis et estiment qu’il ne reflète pas leur investissement. Le SNUipp-FSU s’étonne de l’adéquation parfaite entre la parité, la nature des avis et du nombre de promu.es. Le SNUipp FSU continue de revendiquer pour tous et toutes l’avancement de carrière le plus rapide et l’accès à l’échelon terminal. Par ailleurs, le Grenelle de l’éducation est un nom bien pompeux, pour n’accoucher d’aucune revalorisation salariale par l’augmentation du point d’indice dans la fonction publique. Pour autant la rémunération au mérite, le pilotage par la performance et le résultat projeté par notre ministre seront inefficace. Les pays anglo-saxons les ont déjà expérimentés et en sont revenus.

Enfin, le SNUipp-FSU continue de dénoncer le préjudice qu’ont subi les enseignant.es de l’année transitoire du PPCR pour l’accès à la hors-classe. En effet, ce sont 450 enseignant.es qui ont reçu un avis « satisfaisant » ou « à consolider » mis à l’emporte-pièce, sans aucun rendez-vous de carrière, sans aucune possibilité de recours, avis qui plus est non révisable et statistiquement moins favorable. Ces personnels subissent encore un déclassement par rapport aux campagnes suivantes, puisque ces 450 personnels ont reçu un avis « satisfaisant » qui a été beaucoup moins attribué par la suite, au profit de l’avis « très satisfaisant ».

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