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Compte rendu de l’Audience CPC-CPD

jeudi 6 février 2014

audience du 05/02/2014 accordée par le DASEN

Délégation composée de : Laurent Artoux (CPD), Emmanuel BRAULT (CPC), Laurent LABRUYERE (CPC)

Jean-Pierre CLAVERE - SNUipp-FSU

En préambule les CPC et CPD ont lu un texte commun sur leur métier, leur fonction mais aussi leurs craintes et leurs attentes

Les CPC et CPD ont abordé les points suivants.
-  Le métier de conseiller pédagogique a considérablement évolué : il est parfois perçu comme une porte d’accès à d’autres fonctions et le turn-over y est conséquent. Pourtant la stabilité et l’expérience sont des points clés de la reconnaissance et de l’acquisition des savoir-faire inhérents à ces missions de formation et de conseil.
-  L’augmentation de la charge de travail des conseillers pédagogiques depuis ces dernières années et notamment la surcharge de travail administratif engendré par la gestion en circonscription des AVS pèse sur les collègues.
-  Ces tâches administratives de plus en plus nombreuses éloignent les CPC de leurs missions premières.
-  L’accumulation de ces dossiers les contraint à travailler dans l’urgence, à se disperser, à ne pas avoir l’impression de mener les choses à leur terme et ils ont le sentiment d’être débordés. La demande institutionnelle de rédaction de sujets de CRPE à l’automne et ses délais extrêmement contraints y a largement contribué.
-  Le contexte matériel d’exercice du métier est rendu encore plus difficile avec la réduction drastique de nos enveloppes kilométriques qui nous privent de toute possibilité d’anticipation et de lisibilité.
-  Certains collègues, nouvellement nommés, avouent ne pas s’y retrouver et songent à reprendre des postes devant élèves.
-  Les perspectives de revalorisation à l’issue des chantiers métiers ont été la cause de nombreuses désillusions et déceptions chez les collègues : ceux-ci s’estiment aujourd’hui moins considérés et moins valorisés qu’un directeur d’école et se questionnent sur leur devenir.
-  Tous ont toujours œuvré avec loyauté et engagement à la défense de l’Ecole publique. Ils ont aujourd’hui la douloureuse impression d’être les laissés-pour-compte de la refondation de l’école.

A l’écoute il le DASEN a souligné l’engagement et le professionnalisme des conseillers pédagogiques. Il déplore que les conditions de travail évoluent de la sorte. Il ne souhaite pas une hémorragie dans l’équipe départementale de formateurs à la rentrée prochaine.

Face à la demande de dérogation pour solliciter une demande d’inscription tardive sur liste d’aptitude de directeur d’école, DASEN refuse. En effet, la CAPD a déjà eu lieu et il n’envisage pas créer un précédent en accordant un « statut spécial » aux CPC en leur permettant de formuler la demande hors calendrier.

En ce qui concerne les tâches administratives, il le DASEN est conscient de la place grandissante qu’est la leur. Mais les besoins, notamment en termes d’AVS, vont croissant et il faut bien honorer les notifications et offrir aux élèves l’accompagnement auquel ils ont droit. Les AVS-CUI étant forcément gérés par les circonscriptions, c’est forcément aux circonscriptions que revient leur gestion.

Le DASEN encourage les conseillers pédagogiques à préserver leur vie personnelle par exemple à ne pas « « travailler le dimanche ou certains soirs » »

En ce qui concerne les enveloppes kilométriques, les services de la DSDEN travaillent actuellement à une nouvelle répartition qui prenne mieux en considération les réalités du terrain. Quoi qu’il en soit, la baisse des frais de fonctionnement du ministère n’est pas sans conséquences. Le Dasen en est conscient mais est obligé de faire avec les moyens contraints qui sont les siens. Sa position est très claire : il ne demandera pas à un personnel de se déplacer sans pouvoir prendre en charge les frais de déplacements.

Concernant la revalorisation, c’est un point sur lequel il le DASEN n’a aucune possibilité d’action.

Il n’a pas plus d’information que nous sur les suites des chantiers métiers au ministère.

Quelles qu’en seront les conclusions et les directives, il les appliquera, notamment en ce qui concerne le temps de travail. Si la circulaire précise que notre temps de service est calqué sur celui des PE (36 semaines), c’est ce cadre qui sera mis en œuvre dans le département. En l’absence de cadrage précis, il lui semble que la souplesse doit être de mise dans les circonscriptions. Mais il semble évident que chaque IEN sera en mesure de faire (ou devrait être en mesure de le faire) preuve de clairvoyance et adapter ses attentes aux réalités du terrain et aux besoins spécifiques de chaque circonscription en juillet et en août.

Le DASEN va relayer nos doléances et faire un compte-rendu de cette audience au recteur.

Le SNUipp FSU a soutenu l’ensemble des demandes des conseillers pédagogiques et est intervenu en ce sens durant l’audience. Le SE-Unsa n’ayant pu se rendre à l’audience à cause d’un report de date de celle-ci, et ayant d’autres obligations ce jour-là, est solidaire de l’action des CPC

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