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DECLARATION DE LA FSU AU CTSD DU 11 SEPTEMBRE 2020

vendredi 11 septembre 2020

voir ci dessous

Les moyens alloués à notre département sont actuellement insuffisants pour garantir les dédoublements en éducation prioritaire, des classes qui ne dépassent pas 24 élèves et augmenter la scolarisation des moins de trois ans, oh combien indispensable ! Nationalement, en vingt ans, elle est passée de 35% à 10% des effectifs de cette tranche d’âge. L’Aisne, département socialement très défavorisé, n’échappe pas à cette tendance nationale.

Concernant les SEGPA, il reste insupportable que des élèves restent en attente. La révision du calendrier semble indispensable avec nos partenaires en charge de l’orientation CDO MDPH directeur de segpa qui devraient pouvoir anticiper davantage et ne pas avoir à faire subir des hausses d’effectifs ou des HSA supplémentaires à leurs équipes.

Nous réitérons les demandes d’ouvertures de classes énoncées au CTSD de la semaine dernière ainsi que les décharges de direction liées au moyen provisoire que vous avez accordés à l’année. Nous souhaiterions que l’ensemble des directeurs ait une personne affectée à leur décharge hebdomadaire comme la réglementation l’impose. Au regard de la charge de travail du début d’année scolaire à laquelle s’ajoute la mise à jour de base élève, la transmission de l’enquête de rentrée, la mise à jour des PPMS pour la date du 17 septembre, il est urgent et primordial de décharger les directeurs de moins de quatre classes dans les trois premières semaines de rentrée.

Concernant le mouvement, beaucoup de collègues à cette rentrée sont insatisfaits de leur affectation à titre provisoire. Cela aura des conséquences sur notre capacité à les remplacer en cas d’absences.

Dans le second degré et notamment dans les collèges, malgré des effectifs stables, nous avons perdu des moyens. Ce qui globalement, ne peut pas engendrer un mieux qualitatif tellement les choix laissés aux établissements sont contraints. Ceci entraine parfois des impossibilités de dédoublements en technologie, en sciences et en langues vivantes dans beaucoup d’établissements.

Concernant l’éducation prioritaire, la politique d’éducation du ministère actuelle se résume aux dédoublements des classes et à la mise en place de cités éducatives, et ne répond pas aux demandes du terrain. Ce dédoublement des classes de CP et de CE1 s’accompagne d’un encadrement des pratiques et un pilotage de l’enseignement par les évaluations nationales standardisées. Les enseignantes et enseignants sont mis sous pression pour appliquer des prescriptions qui interprètent et réduisent les programmes nationaux, et qui nient le professionnalisme de celles et ceux dont la responsabilité est justement de mettre en œuvre ces programmes. La note de la DEPP de novembre 2019 montre que les écarts entre les élèves d’Éducation prioritaire et les autres augmentent entre le début de CP et le début de CE1. Ainsi, en un an, l’écart s’est creusé d’environ 3 % en fluence (lecture oralisée), en compréhension de phrases comme en écriture de mots et de syllabes. Pour les élèves de REP+, la DEPP constate même que les performances langagières, notamment en vocabulaire délaissé au profit du déchiffrage, se dégradent entre le début de CP et le début de CE1. Les méthodes injonctives imposées par le ministère dans le premier degré découragent et démotivent la profession, au point que le chercheur Roland Goigoux, en fait la raison principale de ce qu’il qualifie d’échec du dédoublement des classes : la France « a suivi naïvement les sciences cognitives et oublié les sciences humaines ». Le ministère de l’Éducation nationale a appliqué une méthode autoritaire et brutale de conduite du changement, imposant une pédagogie officielle unique, discréditant et démobilisant les praticiens efficaces mais non conformes, dénoncés au motif de leur manque de « loyauté ». Une méthode qui ne marche dans aucun pays au monde.

Le PIAL se généralise à cette rentrée dans de très nombreux départements. Il a pour mission de « coordonner des moyens humains et d’améliorer la prise en compte des besoins éducatifs particuliers ». L’objectif visé est la rationalisation des moyens humains au détriment de la compensation individuelle du handicap, c’est clairement un outil de plus du New Management Public qui pèsera sur la qualité du service public. Les AESH sont embauché•es à temps partiels contraints avec des salaires qui les obligent à vivre dans la précarité. Ils et elles vont être coordonné.es par les enseignants en ulis college qui actuellement manquent d’information pour coordonner (connaissance des notifications MDPH et emploi du temps des AESH. Les AESH ne peuvent signer des avenants à leur contrat si la date concerne l’année 2021 2022 en lieu et place de 2020 2021.

Concernant la crise sanitaire, il faut absolument rappeler l’application stricte des protocoles, expliquer clairement dans quel cas les personnels sont en ASA et en travail à distance et quels sont les conditions de la reprise d’activité. Les masques en tissus fournis par notre employeur, au-delà de l’inconfort qu’ils engendrent ne protègent que très partiellement du point de vue sanitaire. C’est d’autant plus grave que les élèves de primaire ne sont pas masqués. L’ARS préconise a minima des masques chirurgicaux.

L’application du protocole s’avère parfois très compliqué notamment en EPS lorsque la question des vestiaires n’est pas résolue. Comment fait-on quand il est stipulé : « pas plus de 5 par vestiaire » dans un protocole municipal et que les élèves n’arrivent pas en tenue pour la pratique de l’activité sportive ? Par ailleurs, cette discipline est fortement en tension du fait de la suppression de 15 postes de TZR sur notre académie, cette suppression impactant fortement le département de l’Aisne aujourd’hui, notamment sur les secteurs de Saint Quentin et d’Hirson.

A l’issue de la séance, nous souhaitons aborder avec vos services toutes les situations liées à la crise sanitaire dont nous avons connaissance, en vue de la préparation du CHSCTD de vendredi prochain.

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