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Déclaration de la fsu au ctsd du 4 septembre 2020

vendredi 4 septembre 2020

Voir ci dessous

La crise sanitaire liée au COVID 19 a mis en lumière la place et le rôle indispensable des services publics pour faire face aux crises, il met à nu l’extrême dangerosité des politiques publiques qui les ont affaiblis ces dernières décennies. La FSU de l’Aisne avec d autres fédérations syndicales et les fédérations de parents d’élèves a su demander un plan d’urgence et d’ampleur pour la fonction publique dans ses trois versants (d’État, dont l’Éducation, Hospitalière et Territoriale), à savoir l’arrêt des suppressions de postes et la création de postes à hauteur des besoins. Notre département est un département semi rural et le maintient des petites structures et la non fermeture de classes dans nos campagnes contribue efficacement à limiter l’étendue de la pandémie. Bien qu’ayant une démographie en baisse, notre département a des besoins particuliers eu égard à des critères sociaux, économiques et à la forte proportion d’élèves scolarisés en éducation prioritaire ( pas loin de 40% d’entre eux ). En effet la politique de dédoublement des classes en CP et CE1 si elle peut être saluée du point de vue des effectifs par classe au cycle 2, induit une difficulté supplémentaire pour lisser les effectifs sur le cycle un et trois. Ainsi n’est-il pas rare de voir des maternelles à plus de 25 par classe. Il est à noter que certains IEN sont intervenus dans la répartition des classes entre l’élémentaire et la maternelle souvent au détriment de cette dernière alors que la scolarisation des moins de trois ans se doit d’être une priorité dans notre département. Alors oui la FSU 02 est très claire sur ce point : il faut abonder les postes en maternelles pour permettre d’éviter les classes surchargées d’une part mais aussi et surtout permettre une meilleure scolarisation des moins de trois ans, surtout en éducation prioritaire. D’autres pays comme l’Italie ont fait le choix d’abonder drastiquement en poste leur Education Nationale. Que fait notre ministère ? Qu’attend t-il ? Sur le terrain la grogne monte envers les institutions et nous n’avons jamais autant été sollicités pour des calculs de pensions. Les annonces sont perçues comme de moins en moins crédibles.

A cette rentrée il est inadmissible que les directeurs et directrices d’école, dont l’investissement a été hors norme et sans faille en matière de gestion de crise avec la mise en œuvre de protocole hebdomadaire, se voient dépourvus à cette rentrée de décharges (en attente d’affectation). Les syndicats ne peuvent pas tout, mais dans la volonté d’un dialogue social constructif nous réitérons la demande d’avoir les résultats du mouvement. La consigne rectorale de ne pas communiquer sur ce point n’est pas fondée dans l’état actuel de la législation en vigueur, jusqu’à preuve du contraire. Les primes en tout genre ne sont pas des réponses adaptées. L’ensemble des conditions de travail liées au fonctionnement de l’Ecole doivent être revues et l’augmentation salariale doit porter sur la valeur du point d’indice et l’ensemble des agents.

Dans le premier degré la FSU demande les ouvertures de classes suivantes :
-  Réouverture à Ramon
-  Ecole de Lemé
-  Ecole de Fontaine les Vervins (pérénnisation du poste accordé en juin)
-  Ecole de Guise Centre
-  Ecole de Villers sur Fère
-  Ecole des Girondins à Saint-Quentin
-  Ecole Decarpigny à Tergnier

Concernant le CRPE, nous avons quelques difficultés à comprendre les arbitrages en cours d’été : Au départ 340 places au CRPE, puis annonce de 40 places supplémentaires or nous n’avons été que jusqu’au rang 360 semble t-il en termes de recrutement de stagiaires. Comment expliquez-vous ce delta de 20 places ? Qui est à l’origine de cette décision ? Comment expliquez-vous la non ouverture de la liste complémentaire dans ces conditions. Quelles sont les conséquences pour le département de l’Aisne ? Pouvez-vous nous indiquer le nombre définitif de stagiaires issue de la session 2020, le nombre de renouvelés et le nombre de prolongés ?

Concernant les masques distribués aux enseignant.e.s dans le premier degré, 4 masques par personnel, c’est largement insuffisant. Ils sont trop souvent trop petits et le port de ce type de masque est problématique pour l’apprentissage de la lecture car les élèves ne voient pas la façon dont articule l’enseignant. Par ailleurs, les sons sont étouffés et la fatigue vocale se fait sentir. De plus, on peut se poser la question de l’utilité d’un masque alors que les élèves n’en portent pas, puisque, statistiquement, la protection n’est efficace que si ce sont les deux personnes qui portent un masque. Certains chef d’établissement n’ont à ce jour pas encore distribué les masques aux personnels de leur établissement. Par ailleurs, monsieur le ministre a annoncé que des ordinateurs seraient mis à disposition des personnels qui n’en sont pas équipés en cas de télétravail. Qu’en est-il pour le département de l’Aisne ?

Concernant le mouvement des personnels, force est de constater que depuis la loi de transformation de la fonction publique, les irrégularités sont nombreuses : proposition de postes de direction au téléphone, sans que les personnels aient participé au mouvement sur ces postes, non respect de l’ancienneté générale des services pour les affectations, changements de dernière minute sans en être demandeur… La transparence doit être absolument de retour, une communication doit absolument être faite aux représentant.e.s du personnel.

En ce qui concerne les établissements du second degré, la réforme du baccalauréat favorise le brassage d’élèves du aux enseignements de spécialités et d’options mixant les groupes, facteur aggravant la propagation de l’épidémie. Le port du masque obligatoire pour les élèves de plus de 11 ans s’il se voulait efficace nécessiterait la gratuité de ce dernier. A défaut certains élèves utiliseront le même masque à la semaine jusqu’à ce que l’élastique casse. Si la question du port du masque en EPS et celle des gymnases semblent réglées, celle des vestiaires reste en suspend et nous attendons des réponses claires. Les élèves ne viennent pas tous en tenue et quand bien même, pour des questions d’hygiène élémentaire, doivent pouvoir se changer. Par ailleurs quels moyens humains supplémentaires sont attribués pour abonder la vie scolaire des établissements afin de faire respecter le protocole sanitaire, (d autant que des cas de covid sont clairement identifiés sur le Collège Montaigne et le Lycée le Corbusier à Soissons avec des mises en quatorzaine des AE) ?

La FSU demande que des masques laissant apparaitre la bouche soient distribués aux enseignant.e.s et aux AESH.

Nous constatons que les effectifs des élèves scolarisés en Segpa sont faibles mais que de nombreux élèves ne peuvent se rendre dans un établissement par manque de moyens de locomotion ou par le manque de place dans certaines structures.

Lorsque l’on regarde le nombre d’élèves scolarisé en Segpa notre institution réussie l’exploit de diviser pratiquement par deux en deux ans ce nombre, en passant de 299 élèves à 170 en 6ième cette année. Pensez-vous honnêtement que la difficulté scolaire a disparu ? Même si cette difficulté est traitée parfois de manière différente dans d’autres lieux. Les Segpa demeurent un lieu où l’on apprend, un lieu de réussite et de bien être…Ne laissons pas tomber les élèves les plus fragiles…. Le confinement est un drame social et les répercutions sont considérables pour eux.

Enfin nous tenons à vous informer de quelques situations particulières urgentes à résoudre à cette rentrée.

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