Retour accueil

fontsizeup fontsizedown envoyer l'article par mail envoyer par mail

Déclaration préalable du SNUipp FSU à la CAPD du vendredi 7 Février 2020

vendredi 7 février 2020

voir ci dessous

Cette séance est hors-norme car elle est convoquée alors que se déroule dans le pays depuis huit semaines un mouvement social contre la réforme des retraites auquel l’opinion publique apporte majoritairement son soutien et auquel les personnels de l’éducation nationale participent avec force, détermination et ténacité. L’avis du Conseil d’État est un désaveu cinglant à la stratégie gouvernementale. Cette réforme est décidément injuste et dangereuse. Il confirme nos analyses d’une réforme qui méprise les formes réglementaires et législatives et, sur le fond, fait ressortir le flou du projet. Il pointe les biais de l’étude d’impact et des 29 ordonnances auxquelles le texte du projet de loi renvoie comme autant d’éléments qui masquent la réalité de la réforme. Il contredit les engagements de compensation aux dégâts de la réforme que le gouvernement avait fait miroiter pour certain-es catégories.

Du lundi 20 au vendredi 31 janvier, ont été proposées aux élèves les évaluations mi-CP en mathématiques et français. Identiques à celles de l’an passé, elles ont, cette année, été précédées par un rapport de l’inspection générale venu appuyer la communication de la rue de Grenelle. Ces évaluations, le ministère souhaite les utiliser pour repenser les enseignements du cycle 1 et 2. Une volonté de pilotage des apprentissages par les évaluations que d’autres pays ont déjà essayé. Cette dérive, bien connue sous le nom de « Teaching to the test » consiste à prioriser les enseignements sur ce qui est évalué dans les tests standardisés. Ce recentrage sur les compétences instrumentales dites « fondamentales » ne permet pas, bien au contraire de lutter contre les inégalités sociales de destin scolaire. Une dérive que le SNUipp-FSU ne cessera de dénoncer et qui l’amène à soutenir toutes les actions menées par les écoles contre cette dé-professionnalisation du métier.

Le SNUipp-FSU dénonce le sort qui a été réservé aux fonctionnaires stagiaires qui sont passés au grand jury du 17 décembre 2019 : non seulement, ils n’ont reçu la décision prise par le jury que 3 semaines après la rentrée de janvier mais ils n’ont ni été reçus par la DSDEN en cas de licenciement ni reçu les documents nécessaires à l’obtention des indemnités de chômage. Par ailleurs, il semblerait qu’ils n’aient pas été suffisamment informés de leur possible licenciement, un renouvellement étant plutôt évoqué.

Le SNUipp-FSU dénonce le temps qui a été mis pour payer les frais de déplacement de certains personnels : certains maîtres formateurs sont encore en attente du paiement de formations effectuées en mars 2019 ! Cette CAPD a pour objet l’étude de l’accélération de carrière aux échelons 6 et 8. Nous constatons le petit nombre de personnels au 6ème échelon et déjà des disparités d’AGS allant de 5 à 10 ans. Si l’évaluation professionnelle était réellement objective il y aurait déconnexion entre le nombre d’avis excellent et le nombre de promus. Force est de constater que ce n’est pas le cas. Comment allez-vous départager le seizième promu alors que 10 collègues sont à égalité parfaite sur les 5 critères prévus pour le départage ? Concernant le 8ème échelon, les hommes sont surreprésentés dans les avis « excellents » (11 sur 22 promouvables ont un avis « excellent »). Dans certaines circonscriptions l’avis excellent n’est jamais mis (circonscription de Soissons centre). Alors que dans la circonscription d’Hirson ce même avis excellent est assez courant. Des procédures d’harmonisation dans les futures lignes directrices de gestion sont-elles prévues ? Le SNUipp-FSU s’inquiète d’un traitement inéquitable des collègues en toute légitimité puisque de surcroit l’opacité sera de mise concernant les représentants du personnel. Nous pouvons constater qu’à cet échelon déjà les différences d’AGS sont très importantes allant de 11 ans à 27 ans d’AGS. Le SNUipp-FSU exige que le déroulé soit le même pour tous, s’étonnant que certains collègues ayant plus de 20 ans de carrière avancent au rythme le plus faible. Est-ce la une volonté politique de démotivation supplémentaire des collègues ?

Concernant la liste d’aptitude à la direction d’école, le SNUipp-FSU exige que toutes les demandes soient acceptées. La direction d’école nécessite d’ailleurs un allègement des tâches et des décharges plus importantes. Certains directeurs et directrices d’école sont complètement débordé.es, leur charge de travail est beaucoup trop importante par rapport au temps imparti. Ce n’est pas la journée de travail supplémentaire sur l’année accordée par le ministère au premier trimestre qui est suffisante pour combler tout le travail nécessaire au quotidien. Le SNUipp-FSU demande au ministère une vraie écoute des difficultés de la fonction et une adaptation du temps donné, des missions, une formation conséquente et une revalorisation salariale à hauteur du travail et des responsabilités nécessaires. Il demande également que le temps utilisé pour la concertation ministérielle soit déductible des 108 heures.

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 |

SNUipp-FSU 02- 4, rue Proudhon - 02700 Tergnier
- Tél. : 03 23 38 09 84
- mail : snu02@snuipp.fr

Pour nous trouver :


Agrandir le plan