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Déclaration de la FSU au CTSD du 06 février 2020

vendredi 7 février 2020

voir ci dessous

En préambule la FSU réaffirme sont opposition ferme à la mise en œuvre des E3C. Il s’agit là d’affaiblir la valeur et la portée des diplômes nationaux. A l’occasion de ce CTSD la FSU dénonce les atteintes graves au paritarisme contenu dans la loi de transformation de la fonction publique. Lors du CTA du mardi 4 février l’ensemble des commissaires paritaires ont émis un vote unanime contre les lignes directrices de gestion. La FSU estime en effet que celles concernant la mobilité aura des conséquences graves sur la question des ressources humaines et mettra vos services dans la grande difficulté. La question des recours notamment et de la transparence des affectations pose difficulté aux collègues. Déconnecter les LDG concernant la mobilité de celles concernant les ressources humaines est une erreur de pilotage importante dans un département peu attractif comme le notre et ou le nombre de visites chez le médecin de prévention pour des questions liées à la mobilité augmente. Département qui de plus connait un nombre de suicides trop élevé et en augmentation.

Concernant ce CT la FSU aurait souhaité disposer dans les documents préparatoires de la structure divisionnaire théorique par établissement. Force est de constater que vous ne facilitez pas le travail des commissaires paritaires. En regardant une structure divisionnaire théorique élaborée par nos soins, il s’avère que l’année prochaine 25 collèges ont au moins un niveau où le nombre d’élèves en moyenne par classe dépassera les 28 élèves. C’est donc plus de 3000 collégiens (13 à 14% des collégiens du département) qui s’entasseront dans 113 classes surchargées. En éducation prioritaire 18 classes auront plus de 25 élèves. Plus de la moitié des collèges du département ont des moyennes de classe à plus de 25 élèves Depuis 2015, le département a subi une baisse d’environ 2% de ses effectifs tandis que dans le même temps le nombre d’heures postes a diminué de plus de 4% et que celui des heures supplémentaires a augmenté d’environ 9%.

La FSU revendique un nombre d’heures postes suffisant afin de limiter la multiplication des compléments de services.

Nous avons appris lors du CTA la fermeture de deux ULIS dans le département. Pourriez-vous nous préciser la localisation des fermetures et des ouvertures d’ULIS dans les collèges de l’Aisne.

En ce qui concerne les SEGPA , la FSU déplore la fermeture d’une classe. Des élèves éligibles à la SEGPA ne sont pas accueillis faute de place. Nous souhaiterions donc avoir connaissance du nombre d’élèves qui sont concernés et qui faute de place sont laissés dans leur collège de secteur.

Un rapport rédigé par Sylvie Charrière, députée de Seine-Saint-Denis et Patrick Roger, président de la mission locale de Strasbourg, a été remis récemment au premier ministre.

Les jeunes concernés partagent un même sentiment, celui d’en avoir "marre de l’école". "L’impression de ne pas voir le sens des enseignements théoriques qui leur sont prodigués, la difficulté à rester concentré de longues heures d’affilée dans un format papier-crayon, le sentiment de ne pas réussir en classe malgré les efforts sont autant de facteurs de décrochage. Ces expériences négatives de la scolarité laissent des traces durables chez les jeunes", affirme enfin le rapport. Les modèles de formations centrées autour de la démarche de projets méritent de se diffuser, au delà de l’apprentissage, suggèrent ses auteurs.

Pour Sylvie Charrière et Patrick Roger, le décrochage scolaire représente un gâchis humain mais aussi financier. En 2012, une étude réalisée par le cabinet BCG pour le compte du ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse a estimé qu’en France, l’absence de diplôme est associée à un surcoût tout au long de la vie évalué pour la collectivité à environ 230 000€ par sortant précoce.

Le décrochage scolaire reste préoccupant, les élèves de segpa sont en première ligne à ce propos, ne faisons pas d’économie à court termes…

Dans une note du 29 janvier 2020, la Depp répartit les collèges publics et privés sous contrat en six groupes qui ont été identifiées en fonction de 8 variables : la part de boursiers, la part de boursiers de taux 3 , l’IPS, l’écart-type de l’IPS, la part d’élèves en retard à l’entrée en 6e, l’indice d’éloignement, les effectifs.

D’après la cartographie du territoire, notre département apparait comme ayant 23.7 à 48% d’établissements du groupe 4 (collèges plutôt éloignés et de petite taille), 20.4 à 29% d’établissements du groupe 5 (plutôt défavorisés) et 6.9 à 19.7% du groupe 6 (collèges très défavorisés). En quoi cette nouvelle catégorisation des collèges va-t-elle influencer nos dotations à venir et quelles seront les incidences sur les établissements actuellement classés en REP et REP+ ?

Aujourd’hui jour de grève et de mobilisation nous rappelons notre demande de retrait de la reforme des retraites à points. Que le débat parlementaire puisse se faire sans utilisation du 49-3. Que les hauts fonctionnaires par décence arrêtent de nous parler de revalorisation des salaires en connexion avec cette réforme dont personne ne veut. Les pertes annoncées sur les pensions des enseignants avoisinent les 800 euros par mois et le décrochage salarial dans la fonction publique imposerait une revalorisation importante, déconnectée de la question des retraites.

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