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Revalo des PE : pas d’entourloupe !

samedi 25 janvier 2020

Les discussions sont ouvertes sur l’indispensable revalorisation salariale des personnels enseignants pour compenser les effets de la réforme des retraites. Alors que le ministère entend la lier à une redéfinition du métier, le SNUipp-FSU pose ses revendications.

Tout le monde le sait, les enseignantes et les enseignants seraient les grands perdants d’une retraite par points. Aussi, le ministère entame un cycle de discussions qui se poursuivra jusqu’en juin pour élaborer les compensations et n’envisage la revalorisation que sous cet angle.

Une première rencontre s’est tenue le 23 janvier dans un contexte de défiance et de fort mal-être de la profession. Elle s’inscrivait dans le cadre de la concertation prévue de janvier à mars sur le chantier de réforme des retraites. Un séminaire en présence du ministre conclura cette première phase fin mars 2020, avant l’ouverture d’une phase de négociation d’avril à juin.

Pour l’heure, la rue de Grenelle continue de n’envisager la revalorisation des PE qu’en compensation des effets négatifs de la mise en place d’une retraite par points.

Au cours de la réunion, pas d’engagement réel du ministère qui a seulement confirmé l’enveloppe supplémentaire de 500 millions sur le budget 2021 et annoncé une loi de programmation pour la période de 2022 à 2026 qui serait complétée d’un rapport pour projeter les dépenses sur une durée plus longue. Un rapport… autant dire qu’on est loin d’une assurance de financement qui permettrait de rendre crédible la promesse des fameux 10 milliards s’étalant jusqu’en 2037.

De plus, le ministère a souhaité balayer les différentes missions exercées par les PE. « Enseignement, accompagnement des élèves, relations aux familles, continuité du service publics » : sur chacun de ces points, la rue de Grenelle reste évasive et ne dit pas, pour l’instant, comment elle veut faire évoluer les missions des PE. Sans doute, le contexte n’est-il pas à la divulgation de contreparties et donc d’une charge à la hausse.

Pour le SNUipp-FSU, il ne saurait être question que la charge de travail augmente en échange d’une revalorisation salariale. C’est pourquoi le syndicat a redit son opposition à une formation continue obligatoire pendant les vacances, même rémunérée. Il a aussi rappelé la nécessité de reconnaître l’ensemble du travail « invisible » effectué par les PE qui dépasse largement le cadre des 108 heures annuelles réglementaires.

Le SNUipp-FSU réclame une revalorisation qui soit déconnectée du dossier des retraites, en agissant sur la grille des salaires avec un accès pour toutes et tous aux indices terminaux du corps des PE. Il s’oppose à toute contrepartie ou prime au mérite et réclame le maintien du pouvoir d’achat en augmentant fortement la valeur du point d’indice.

Il a enfin décliné ses revendications :

  • le triplement de l’ISAE pour reconnaitre l’ensemble des missions et des heures déjà effectuées par la profession.
  • la création d’une indemnité d’équipement afin que les personnels n’aient plus à financer eux-mêmes leurs outils de travail.
  • Une augmentation de l’ensemble des indemnités et que toutes et tous les PE en bénéficient.
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