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CDEN DU 7 NOVEMBRE 2019

samedi 9 novembre 2019

voir ci dessous

Présents :

Administration : Monsieur le Préfet, monsieur l’inspecteur d’académie, monsieur le secrétaire général,

Associations de parents d’élèves : FCPE (3), UNAAPE (1)

Elus : conseiller(e)s départementaux : circonscriptions d’ Hirson, Chauny, Château-Thierry

Maires : deux représentant.es

FSU : Guillaume HILY, Héléna SAMPAIO LOPES

Unsa : 2 représentantes

FO : deux représentants

SGEN : un représentant

Déclarations préalables FSU (voir ci dessous) , Unsa, FO, SGEN

statistiques

481 écoles dans l’Aisne en 2019 (écoles fermées : fusion Château-Thierry + St Erme, outre et Ramecourt

49127 élèves en 2019 (-987)

21,29 d’élèves en moyenne dans l’Aisne (21,84 dans le département en 2019, 22, 95 en moyenne en France en 2018.)

17,88 d’élèves en moyenne dans l’éducation prioritaire, 22,74 hors éducation prioritaire.

6,01 postes d’enseignant.es pour 100 élèves

Moins de 3 ans :

  • 64 élèves (34,8%) en REP+ dans l’Aisne (en 2018 : 22,2 % en France , 30,7% dans l’Académie, 38,6% en France)
  • 242 élèves (25,5%) en REP (en 2018 : 19,3% en France, 28% dans l’Académie, 35,3% dans l’Aisne)
  • Rentrée 2019 : 99,2 % d’enfants de 3 ans scolarisés ( 96,9% en 2018)

CP et CE1 dédoublés en REP+ :

2019 CP CE1
REP+ 505 élèves - 44 classes 550 élèves - 43 classes
REP 966 élèves - 81 classes 1063 élèves - 85 classes

La FSU interroge sur la future carte de l’éducation prioritaire. Le ministre réfléchit à un éventuel report de celle-ci au-delà de 2020.

Baisse des élèves dans les collèges privés (-97).

SEGPA : 997 élèves en 2019 (+47). 17 SEGPA réparties dans les 57 collèges.

Post-bac : 1603 étudiant.es (-37) (prévision : +28)

Résultats aux examens

  • DNB : 84,8 % de réussite dans l’Aisne (87,1% en 2018 dans l’Aisne). 86,5% de réussite nationale (88% 0en 2018) et 87,4% au niveau académique (89,8% en 2018).
  • Baccalauréat : 84,3 % de réussite dans l’Aisne. C’est surtout la voie professionnelle qui a pâti (78,6% en 2019 contre 82,1% en 2018)
  • Baisse du taux de passage en 2nde générale et technologique (57,8 % en 2018 et 57,0% en 2019). Nationalement en 2018 : 65,5 % et académiquement : 63,8% en 2018.

Pas assez de places dans les voies tertiaires (services) mais trop de places en bâtiment et industrie.


DECLARATION AU CDEN DU 7 NOVEMBRE 2019

La FSU, dénonce à nouveau la remise en cause pure et simple du paritarisme, par la loi n°2019-828 dite de « transformation de la Fonction publique » promulguée le 6 août 2019 qui fait voler en éclats une série de dispositions statutaires qui organisaient notamment des garanties collectives.. La fusion programmée des CT et CHSCT à l’horizon 2022, l’affaiblissement des CAP ne font pas honneur à une démocratie, dite participative. A compter du 1er janvier 2020, les opérations de mutations ne font plus partie des compétences des CAP. A compter du 1er janvier 2021, dans les trois versants de la fonction publique, les avancements et les promotions sont retirées des compétences des CAP. Quand la CAP promotion se tiendra-t-elle dans l’Aisne ? Si l’État souhaitait moins de dialogue social, moins de syndicalisme, moins d’interlocuteurs, il ne s’y prendrait pas autrement. Pour autant les personnels soucieux de l’équité et de la transparence ont la possibilité de faire un recours et d’être accompagné par la personne de leur choix s’ils ont connaissance d’une iniquité de traitement. Quelles lignes directrices de gestion seront établies dans l’Aisne concernant le mouvement et les avancements ? quelle sera la procédure pour contester un avis ? quelles informations auront les représentants des personnels et les agents eux-mêmes ?

Comparer à d’autres départements et en observant les résultats aux examens toute L’Aisne pourrait être classée en éducation prioritaire. Concrètement le département enregistre la plus forte baisse de résultats au DNB avec un taux de réussite chutant de 3,2%. Et si le taux de réussite au CAP et au BEP augmente légèrement c’est essentiellement dans le secteur des services et non dans le secteur de la production. Concernant le baccalauréat le taux de réussite de l’Aisne est inferieur de 3% à la moyenne nationale y compris dans la voie professionnelle Qu’en est -il de la révision de la carte de l’éducation prioritaire dans l’Aisne (avec de nouvelles entrées bien sûr) ? Qu’en est-il de l’expérimentation qui se met en place de cité éducative. Est-ce là les prémices de la fin de l’éducation prioritaire ?

Suite au suicide de Christine Renon un CHSCT M s’est tenu hier dévoilant un nombre de suicide en très forte hausse dans l’éducation nationale (2 suicides dans l’Aisne depuis la rentrée).

La réponse du ministère avec une enquête destinée aux seuls directeurs ne répond pas aux attentes de la profession. C’est bien du fonctionnement de l’école dont il faut parler et tous les enseignants sont concernés. La caporalisation du système éducatif n’est pas la solution. Si la profession a rejeté massivement les EPSF ce n’est certes pas pour instrumentaliser le suicide de Christine RENON et créer un statut hiérarchique comme seule réponse ministerielle, mais bien que le ministre prenne conscience des réelles difficultés. C’est Monsieur Blanquer lui-même qui était à l’origine de la disparition des aides à la direction. Peut être le ministère pourrait-il recréer ces supports comme première réponse à la surcharge de travail liée à la direction d’école.

Concernant les effectifs à la rentrée la baisse démographique annoncée dans le premier degré s’est bien concrétisée à une soixantaine d’élèves prêts entre le prévisionnel et le réalisé. Nous espérons que la baisse démographique à l’horizon 2020 ne soit pas surestimée par rapport à la réalité de la rentrée prochaine. D’autant que dans la Somme et surtout dans l’Oise la baisse démographique avait été largement sous-estimée à la rentrée 2019. Espérons que ces éléments seront à la faveur de l’Aisne dans la ventilation des moyens académiques. Nous espérons par ailleurs que les moyens en postes budgétaires, permettent les dédoublements annoncés en GS en REP+ à la rentrée prochaine tout en améliorant le taux d’encadrement. Concernant l’enseignement adapté la FSU estime à minima à cinquante le nombre d’élèves qui n’ont pas pu bénéficier de leur orientation en SEGPA, faute de places. Cela aura certainement des conséquences sur le décrochage scolaire contre lequel nous luttons à l’échelle académique.

La FSU réitère sa demande qu’une ligne budgétaire soit ouverte pour couvrir les frais de déplacement des AESH. Qu’un bilan soit fait des raisons des démissions de ces personnels précaires. Elle souhaiterait aussi que la continuité de la prise en charge soit davantage respectée quand les acteurs de terrain en font la demande.

Par ailleurs nous demandons aussi que les moyens humains en postes statutaires soient confortés dans les services déconcentrés de l’Etat que sont les DSDEN. En effet devant l’opacité orchestrée par l’état ce sont souvent les agents des directions départementales qui sont en première ligne. Pour finir la FSU souhaite intervenir sur deux points plus généraux la laïcité : La dévoyer et utiliser le non port du voile pour les accompagnants est une tentative lamentable de la part du ministère de détourner le regard des vraies difficultés qui se posent dans l’éducation nationale. Enfin concernant la réforme des retraites annoncée, que nous condamnons elle sera extrêmement pénalisante pour l’ensemble de salariés et particulièrement pour les enseignants.

La FSU appelle solennellement l’ensemble des personnels de l’éducation nationale à se mettre en grève le 5 décembre prochain et à venir manifester.

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