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Un drame et des questions

samedi 28 septembre 2019

Le suicide d’une directrice d’école de Pantin suscite l’émotion de toute la communauté éducative. Le ministère de l’Éducation nationale doit en prendre toute la mesure. Le SNUipp FSU propose d’agir

Le 21 septembre dernier, Christine Renon, directrice d’école à Pantin (93) a mis fin à ses jours sur son lieu de travail. Le SNUipp-FSU exprime sa peine et apporte tout son soutien à sa famille et à ses proches qui vivent une terrible épreuve, ainsi qu’à tous les personnels touchés par ce drame.

Notre collègue a signé sa lettre « Une directrice épuisée. » Au-delà de la grande émotion qu’il suscite dans l’ensemble de la communauté éducative, son acte pose aussi des questions sur les conditions de travail des directeurs et directrices d’école.

Leurs tâches se sont alourdies et complexifiées, les éloignant de leur mission première, à savoir l’animation de l’équipe enseignante. Les emplois d’aide à la direction et au fonctionnement de l’école ont été supprimés. Des injonctions hiérarchiques, parfois contradictoires, sans lien immédiat avec le quotidien de l’école se multiplient, entrainant une perte de sens du métier. Le manque de formation et d’accompagnement est patent, notamment dans la gestion des situations de crise.

Le SNUipp-FSU n’a de cesse d’alerter sur les conditions d’exercice, le manque de moyens et l’insuffisante reconnaissance professionnelle accordée aux directeurs et directrices d’écoles.

Le ministère de l’Éducation nationale doit prendre toute la mesure de la situation de l’école, apporter des réponses urgentes pour un meilleur fonctionnement et garantir la santé, la sécurité et le bien-être au travail de l’ensemble de ses personnels.


Jeudi 3 octobre se dérouleront à la fois les obsèques de notre collègue et le CHSCT départemental spécial de Seine-Saint-Denis. Nous proposons que tous les enseignant-es des écoles s’emparent de cette journée.

Tout d’abord via l’affiche symbolique éditée par l’intersyndicale du 93 en l’apposant sur les portes des écoles.

Chacun.e doit pouvoir le 3 octobre exprimer sa colère, où qu’il et elle se trouve, comme s’arrêter de travailler 5 minutes en retardant l’entrée en classe ou en avançant la sortie pour partager ce moment avec la communauté éducative. Cela peut également passer par des minutes de silence, des courriers de conseil des maîtres-ses adressés au Dasen, des rassemblements devant les inspections et DSDEN ce jour-là en fin de journée ou sur le temps de midi...

Le SNUipp FSU va proposer ces modalités d’action aux autres organisations syndicales et donner ainsi une visibilité nationale à cette journée.

Ce n’est que le début des actions que nous devons mener afin que des mesures soient prises pour une toute autre qualité de vie au travail pour dénoncer les conditions de travail dégradées et refuser que le travail engendre des situations de souffrance au quotidien, renforcées par des prescriptions et autres injonctions qui vident le métier de son sens, et afin que ce drame ne se reproduise plus.

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