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Déclaration préalable à la CAPD du vendredi 6 septembre 2019

vendredi 6 septembre 2019

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La rentrée 2019 a été difficile pour de nombreux personnels : les affectations des collègues ont été très tardives et certaines équipes n’ont été constituées que la veille de la pré-rentrée. Comment ces enseignant.es peuvent-ils préparer sereinement leur rentrée et leur année, mettre en place des projets, s’organiser en équipe ? Le SNUipp-FSU continue d’exiger un retour à deux phases de saisie de vœux et une suppression des vœux larges obligatoires.

L’instruction obligatoire dès 3 ans s’est faite de façon précipitée et sans souplesse. Pourquoi complexifier les démarches à effectuer pour les après-midis ? Comment justifier les injonctions énoncées par des supérieurs hiérarchiques sur les temps de sieste ? Est-ce respecter le rythme de très jeunes enfants que de les réveiller pour les apprentissages ? A-t-on également oublié le caractère socialisant de la récréation ? Concernant la future réforme des retraites, puisque le gouvernement souhaite se donner un temps de réflexion supplémentaire, le SNUipp-FSU abonde dès aujourd’hui cette réflexion : la pénibilité du travail de professeur des écoles doit être reconnue. C’est un métier éprouvant physiquement et mentalement : le nombre de décibels enregistrés dans une classe témoigne des problèmes précoces d’audition rencontrés par les enseignant.es du premier degré, la sollicitation des cordes vocales entraîne des problèmes de voix, les articulations sont mises à mal par les gestes répétitifs et fréquents, par le manque d’ergonomie des lieux de travail et par la mise à hauteur de jeunes enfants, la charge mentale et d’attention continue nécessaire à la sécurité sont très lourdes… Comment envisager une pension complète seulement à 64 ans ou plus ? Par ailleurs, les professeurs des écoles seraient parmi les fonctionnaires les plus pénalisés par un allongement de la période de calcul des pensions, y compris avec l’intégration des primes : en effet, ils ne touchent qu’autour de 5 % de primes tandis que certains fonctionnaires atteignent les 30%.

En ce qui concerne l’ASH, le SNUipp-FSU regrette fortement que certains élèves d’ULIS ou de SEGPA n’aient pu être affectés faute de place. Les élèves à besoin éducatifs particuliers n’ont pas l’appui suffisant : les RASED ont des secteurs d’intervention trop larges en termes d’élèves et de zones géographiques. De ce fait, l’aide apporté aux élèves en difficulté n’est que très limitée et épisodique. Certains élèves en situation de handicap n’ont pas encore d’AESH ou un temps insuffisant. Par ailleurs, on ne peut que s’inquiéter de l’affectation d’enseignant.es très peu expérimentés et non formés sur des postes spécialisés, surtout quand ils ne l’ont pas demandé. C’est non seulement une entrée dans le métier très difficile pour les collègues qui n’ont pas de formation adéquate mais également une difficulté pour le reste de l’équipe qui ne peut pas s’appuyer sur un.e enseignant.e spécifiquement formé.e.

Le SNUipp-FSU s’indigne également de la façon dont les AESH ont été traité.es en ce début d’année : il leur a été annoncé un champ d’intervention entre 20 et 25 km suite à la mise en place des PIAL. L’administration a refusé les échanges de postes entre collègues sous prétexte qu’il fallait une ré-écriture des contrats. Comment expliquer à une toute jeune mère de famille peu rémunérée et précaire qu’elle doit aller à 19 km de chez elle, à ses frais, alors qu’une autre collègue veut bien échanger avec elle ? Comment un service public digne de ce nom peut-il utiliser la précarité des personnels comme moyen de pression ? Le SNUipp-FSU continuera de défendre la titularisation de ces personnels, d’exiger le remboursement de leurs frais de déplacement et rappelle que la charte Marianne s’applique à tous. En ce qui concerne les évaluations nationales, le SNUipp-FSU regrette que l’école dite de la confiance ne laisse pas aux enseignant.es un champ de liberté pédagogique plus important. Elles augmentent les pressions hiérarchiques et centrent les apprentissages sur « lire, écrire, compter », sans l’ouverture culturelle nécessaire aux élèves les plus défavorisés. Pour les élèves, elles signifient un étiquetage précoce, un stress important et inutile dès le début d’année, une réduction des apprentissages à ce qui est évalué, l’individualisation des apprentissages et l’isolement dans le groupe-classe, une attention portée sur les compétences de bas niveau et évaluables alors que les évaluations internationales pointent les difficultés des élèves français sur les compétences de haut niveau (compréhension implicite, résolution de problèmes).

Certaines sollicitations de supérieurs hiérarchiques faites aux directeurs et directrice d’école ont de quoi surprendre : comment peuvent-ils mettre à jour base élèves avant le 4 septembre alors que celui-ci dysfonctionnait fin août et sans moyens mis en place pour le faire ?

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