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Déclaration préalable du SNUipp FSU à la CAPD du 17 juin 2019

lundi 17 juin 2019

voir ci dessous

En premier lieu, le SNUipp-FSU tient à remercier les services pour leur travail et leur dévouement sachant les difficultés auxquelles ils ont été confrontés dues aux nouvelles modalités du mouvement.

Le SNUipp-FSU ne peut que déplorer les conditions dans lesquelles s’est déroulé le mouvement des personnels cette année. Il continue d’exiger deux phases de saisies ainsi que la suppression des vœux larges et du vœu départemental. Il rappelle qu’une affectation non demandée sur le département ne peut être faite à titre définitif.

Le SNUipp-FSU dénonce également la mise en place de nouvelles modalités sans avoir eu la garantie d’un fonctionnement optimal : les reports successifs des dates des CAPD témoignent clairement d’un manque d’anticipation ministériel quant à la mise en place de nouvelles procédures. Le SNUipp-FSU qui a obtenu 200 réponses au sondage qu’il avait effectué suite aux reports de la CAPD permet de constater que 68,6% des collègues déclarent souffrir d’un état de stress assez fréquent et assez violent ou permanent et violent. Les différents témoignages mettent en avant un stress important causé par les difficultés d’organisation et de projection dans la vie professionnelle et personnelle. Certains collègues se retrouvent face à l’urgence d’un éventuel déménagement, d’autres à la recherche d’une nouvelle crèche ou d’un nouvel établissement scolaire pour leur(s) enfant(s). Pour la majorité, c’est la difficulté voire l’impossibilité de s’inscrire activement dans des projets de classe, de cycles ou d’école ainsi que la préparation matérielle précipitée ou impossible (commandes tardives) qui les affectent profondément. Autant de problématiques qui impacteront leurs conditions de travail. Certains d’entre eux souffrent donc d’insomnies et d’angoisses et beaucoup s’interrogent sur la bienveillance de leur employeur quant à leur traitement dans l’exercice d’une profession déjà bien mise à mal au quotidien. Ils dénoncent aussi la nécessité de toujours répondre dans l’immédiateté à l’administration alors que celle-ci leur impose des délais d’attente très longs : ainsi les collègues attendent-ils les résultats d’affectation depuis un mois alors qu’ils doivent vérifier leur barème en trois jours.

Concernant les postes au mouvement et la question du départage à barème égal, le SNUipp-FSU dénonce le critère de l’âge retenu en lieu et place du rang du vœu comme premier discriminant. Le SNUipp-FSU vous a alerté concernant le caractère discriminatoire de ce critère exposant l’institution à des recours.

Par ailleurs, 42 collègues sont affectés sur des postes de titulaires de secteurs sans connaître les groupements d’écoles. Le SNUipp-FSU demande de quelle façon les regroupements seront répartis dans les circonscriptions et demande que ces postes soient attribués au barème, par conséquent l’ancienneté général des services doit être prépondérant, à l’exception des préconisations médicales.

Quant aux19 collègues qui ont été affectés sur vœu large, le SNUipp-FSU demande que vous acceptiez une éventuelle demande de changement d’affectation pour ceux qui vous en feront part.

S’agissant des 313 collègues sans poste à l’issue du mouvement, comment vont-ils être affectés sans nouvelle saisie de vœux ? Comment allez-vous garantir une équité de traitement qui préexistait à la seconde phase informatique du mouvement avec saisie de vœux.

Concernant les congés de formation professionnelle, le SNUipp-FSU demande que toutes les demandes soient acceptées et demande à minima que le contingent de mois de formation soit attribué au barème. Le SNUipp-FSU dénonce également les conditions de mise en place du compte personnel de formation : non seulement, les formations annoncées ne sont pas accessibles sur GAIA mais les indemnités perçues sont largement insuffisantes pour rémunérer à la fois le temps passé en formation et le financement de la formation elle-même. Il dénonce la formation sur le temps personnel, de même qu’il déplore qu’il y ait des barrières aux formations effectuées dans un objectif de reconversion professionnelle, les formations institutionnelles (PAF) étant largement privilégiées.

Aujourd’hui le ministère de l’Éducation nationale n’est pas en mesure de connaître l’état de santé des personnels placés sous son autorité. Pourtant il a pour obligation de préserver leur santé au travail. Agir sur les conditions de travail, prévenir les risques professionnels, garantir une bonne santé au travail, cela n’est possible qu’avec un service de médecine de prévention au complet, en capacité d’assurer toutes ces missions. La situation de la médecine de prévention est des plus alarmantes. Dans l’Aisne, de nombreux collègues sont en attente d’une réponse de l’administration concernant leur dossier (accidents du travail, maladies professionnelles…) et certains d’entre eux depuis plus de huit mois. Il devient urgent de leur apporter une réponse, ces personnels ayant déjà des problèmes de santé liés à leur travail. Nul besoin d’en rajouter en leur imposant des délais d’attente aussi longs.

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