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Déclaration du SNUipp FSU 02 à la capd du 28 mars

mercredi 27 mars 2019

voir ci dessous

La nouvelle loi Blanquer a de quoi inquiéter fortement les enseignant.e.s du premier degré de l’Ecole Publique : non seulement des cadeaux sont faits au privé en instaurant une école obligatoire à 3 ans et en créant ainsi un financement pour toutes les écoles, alors même que près de 97 % des enfants de cet âge étaient déjà scolarisés mais les classes élémentaires peuvent être regroupées avec des classes de collège créant ainsi un statut inédit. Que vont devenir les directeurs et directrices d’école ? Que fait-on de la proximité de ceux-ci avec les parents et les enfants ? Quel intérêt de créer ainsi des structures encore plus grandes alors même que les écoles du département, pour certaines déjà énormes, montrent que plus la structure est importante, plus les difficultés apparaissent.

Concernant le mouvement, le SNUipp-FSU continue de dénoncer la phase unique de saisie et le vœu dit « large » obligatoire pour beaucoup de participants. L’expérience a démontré l’inefficacité de cette mesure qui aboutit à l’attribution de postes non souhaités de façon pérenne. Il demande réponse au courrier unitaire demandant le retrait du vœu « large » obligatoire pour les enseignant.e.s victimes de la carte scolaire.

Pour le passage à la classe exceptionnelle, le SNUipp-FSU demande quelle est la procédure pour pouvoir postuler car les collègues n’y ont pas encore accès. Le SNUipp-FSU s’inquiète de voir les enseignant.e.s prendre en charge sur du long terme des tâches qui ne leur incombent pas comme la distribution de petits déjeuners aux élèves. Si celle-ci peut avoir un effet pédagogique sur du court terme, elle ne peut être effectuée toute l’année : les enseignant.es n’ont pas à se substituer aux parents ou aux services sociaux.

Le SNUipp-FSU s’inquiète également de la transformation de la formation initiale prévue par le ministre de l’Education Nationale : les étudiants ne doivent pas travailler dans les écoles avant au moins la M2, non seulement cela ne s’improvise pas mais en plus il est démontré que les étudiants salariés ont plus de difficultés que les autres à réussir leur parcours. Par ailleurs, le SNUipp-FSU s’inquiète du manque de bienveillance envers les enseignant.e.s stagiaires de certains binômes ou tuteurs et de l’aide apportée à ceux en difficulté. Il est fondamental de les appuyer, de les accompagner et non de leur demander des tâches supplémentaires que l’on ne demande pas aux autres stagiaires.

Concernant les thèmes de cette CAPD, le SNUipp-FSU demande que toutes les demandes de temps partiel soient acceptées. Les demandes sur autorisation masquent parfois des situations familiales très compliquées et des situations médicales ou sociales dramatiques, les demandes de justificatifs n’ayant pas toujours pu se faire dans les temps. Elles permettent aussi aux personnels qui en font la demande d’éviter une situation d’épuisement professionnel. Par ailleurs, le SNUipp-FSU demande que tous les enseignant.e.s du premier degré puissent bénéficier du temps partiel annualisé à 80% comme d’autres fonctionnaires ou salariés. Le remplacement de ce mode de temps partiel par une journée libérée crée une perte salariale de 10,7 % pour les collègues, ce qui conséquent donc intolérable.

Concernant les allègements de service, le SNUipp-FSU demande que toutes les préconisations des médecins soient suivies, y compris le nombre de jours demandés et y compris celles indiquant « si possible ». Là encore, il s’agit de personnels en souffrance dont le seul moyen de rester en activité professionnelle réside dans les journées dégagées.

Concernant les disponibilités, le SNUipp-FSU exige que toutes les disponibilités, y compris celles sur autorisation, soient accordées. Le SNUipp-FSU rappelle également que les demandes de disponibilité se dont souvent suite à des refus de mutations inter-départementales. La mobilité des enseignants du premier degré de l’Aisne est quasi inexistante, elle crée des situations de séparation familiale intolérables alors que souvent les départements demandés recrutent des contractuel(le)s. Cette situation est kafkaïenne : les enseignants en disponibilité pour ne pas être séparés de leur conjoint et de leurs enfants se retrouvent dans une situation de précarité inadmissible.

Concernant les postes adaptés, le SNUipp-FSU rappelle qu’il est indispensable que le contingent académique soit augmenté. La majorité des demandes sont éligibles, mais surtout, aucune demande sur liste complémentaire ne doit persister, l’entrée dans le dispositif doit être possible dès que la médecine de prévention l’exprime. Les collègues qui sollicitent une telle demande sont malades, ils n’ont donc pas besoin de ressentir le stress de la liste complémentaire. De plus, cette année, le SNUipp FSU a découvert l’automaticité de l’annonce de la sortie du dispositif pour les personnels en PACD qui ouvrent leur droit à la retraite l’an prochain. Cette disposition est inadmissible pour nous, et montre la méconnaissance des fins de carrière des anciens instituteurs. En effet, l’ouverture des droits ne présage en rien de l’effectivité de la prise de la retraite des personnels, qui souvent ont obtenu des avis qui ne leur permettent pas d’accéder à la hors classe… Le SNUipp FSU souhaite encore une fois vous alerter à propos des notifications de la MDPH qui attribuent des AESH, à des élèves en situation de handicap, mais par manque de personnel aucune aide humaine n’est apportée… Le temps est venu de concevoir l’inclusion non pas en termes de nombre mais en termes de qualité… Les enseignants font face chaque jour, dans notre département à des situations complexes, sans formation, en faisant de leur mieux. Cette situation ne peut pas perdurer. L’école pour tous ne peut se faire sans moyen, sans l’analyse d’une équipe pluridisciplinaire, sans personnel ressources, sans temps spécifique alloué, sans….. Ces nombreuses situations dégradent des conditions de travail que nous tenons à évoquer içi car les remontées de fiches RSST sur cette problématique ne cesse d’augmenter.et avant que les CHS-CT ne disparaissent.

Le SNUipp-FSU encourage la différenciation des apprentissages et des métiers. La diversité, la différence doit trouver sa place à l’école mais cela ne doit pas s’appuyer sur des propos culpabilisants ou idéalistes ni sur les politiques qui profitent de l’inclusion pour réduire les coûts et font reposer la responsabilité sur les seuls enseignants. Nous rappelons les propos du guide ministériel « il convient de sortir du déni ». au SNUipp FSU, nous revendiquons chaque jour d’une école qui aurait les moyens de travailler avec tous les élèves qui lui sont confiés.

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