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déclaration du SNUipp FSU à la CAPD du 06/11/2018

mardi 6 novembre 2018

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Le SNUipp-FSU n’a de cesse de déplorer les évaluations effectuées en CP et CE1 : des contenus et des consignes de passation inappropriés, des obstacles importants à la saisie des résultats (problème de connexion, de code, nombreux bugs...), cinq heures de récupération sur le temps des APC consenties par le ministère largement insuffisantes, un délai non communiqué pour l’envoi des résultats par le ministère, un temps de rencontre avec l’ensemble des familles non pris en compte. Le SNUipp-FSU s’interroge réellement sur leur utilité et leur finalité : elles engendrent beaucoup de temps de travail pour les enseignant(e)s, non pris en compte pour une efficacité plus que controversée. Les évaluations doivent être conçues par les enseignants pour adapter leur enseignement et non pour servir à des fins statistiques ou de comparaison. Les conseils donnés par le ministère suite à celles-ci sont infantilisants : le ministère a-t-il donc si peu foi en nos compétences pédagogiques ? Quelle image donne-t-on des enseignant(e)s du premier degré au reste de la population en publiant pareil guide ? Le SNUipp-FSU rappelle sa consigne syndicale de ne pas saisir ces évaluations, soutien l’ensemble des enseignants qui l’a suivi et dénonce toutes les pressions hiérarchiques subies.

Les enseignants ne sont pas des marionnettes et n’ont besoin ni de recettes magiques ni partis pris du ministre. Le métier d’enseignant est un métier de concepteur avec une liberté pédagogique comme fil rouge. Nous avons besoin d’exercer notre expertise en réelle confiance et d’être soutenus. C’est pourquoi le SNUipp FSU incite les enseignants à signer en masse notre appel national « Notre force et notre conviction : c’est notre pouvoir d’agir ».

Concernant l’accueil des enfants handicapés dans le milieu ordinaire, le SNUipp-FSU dénonce les conditions actuelles dans lesquelles il se déroule. Le SNUipp FSU s’indigne face à certaines situations recensées dans le département par témoignages ou par remontées de fiches RSST, les conditions de scolarisation décrites sont intolérables pour les enfants d’une part et pour les enseignants et les équipes d’autre part. Certaines écoles du département sont au bord de la rupture. La scolarisation d’enfants à besoins particuliers met les enseignants face à des situations ingérables et un isolement destructeur ceci sans formation, sans soutien, sans moyen et accentué par le déni de la hiérarchie. A quand la sortie du déni, la prise en compte des souffrances des collègues et des solutions pérennes pour permettre l’accueil de chacun avec des moyens adéquats ?

Plus généralement, pourquoi attendre l’agression ou la dégradation de l’état de santé des collègues pour enfin réagir ? L’institution doit mettre en œuvre des moyens dès la première alerte car les séquelles psychologiques, elles, persistent. Il est urgent d’agir afin de prévenir les risques professionnels et d’informer les enseignants de ce qui peut faire obstacle au bien-être au travail !

Concernant le thème de cette CAPD, le SNUipp-FSU regrette qu’il n’y ait encore que peu de formation à destination des enseignants, hormis les animations pédagogiques.

Nous constatons que 518 enseignants ont postulé de façon individuelle au PAF 2017/2018. Enfin 517 puisque nous enlèverons la candidature l’IA adjoint pour être au plus près de nos collègues en classe. Le SNUipp-FSU souhaite vous soumettre quelques constats : 3200 enseignants dans l’Aisne actuellement 517 ont candidaté Soit 1 sur 6 environ... C’est peu… !

D’après le barème sur 518 collègues, 194 n’ont bénéficié d’aucune journée de formation depuis le début de leur carrière… déjà bien avancée puisque certains dépassent 30 années de service… est ce acceptable ? Les 100 collègues ayant eu le plus de formations ont bénéficié de 6075 journées de formations, les 417 suivants ont bénéficié de 2828 journées depuis le début de leur carrière… Comment comptez-vous former les 3000 autres enseignants ?

Sur les 517 candidats, seulement 267, soit 51%, sont des enseignants en élémentaire ou pré élémentaire… Depuis des années à former les formateurs, il est temps de former les enseignants du premier degré ! Décidément l’accès à la formation professionnelle n’est pas si simple…

Le SNUipp-FSU affirme qu’une formation en présentiel, sur le temps de travail, tout au long de la carrière est nécessaire, indispensable… La comparaison avec les pays à fort taux de réussite des systèmes éducatifs est dépendante de la formation initiale et continue.

Concernant ces animations pédagogiques, le SNUipp-FSU s’oppose à ce que la totalité des dix-huit heures soit estampillées « obligatoires », Si les animations pédagogiques sont obligatoires ces dernières doivent faire l’objet d’une convocation et donc de frais de déplacement ce qui n’est pas le cas. Par conséquent elles ne peuvent être obligatoires. Les besoins des enseignants sont niés, évacués. Certaines circonscriptions proposent même cette année, des animations pédagogiques complémentaires notamment en éducation musicale ou éducation physique et sportive qui sont à suivre… sur le temps personnel. Comment un employeur soucieux de la santé de ces agents peut-il encore proposer une telle aberration ! Cela est tout simplement inadmissible, les enseignants ont prouvé et prouvent encore qu’ils se forment personnellement : langues vivantes, informatique et utilisation pédagogique des outils informatiques… Le SNUipp FSU donne pour consigne de ne pas assister à ces animations complémentaires tant que celles-ci ne se dérouleront pas sur le temps de service.

Le SNUipp-FSU dénonce également toutes les formations professionnelles hors du temps de travail. La préparation des directrices et directeurs d’école à l’entretien en est un bel exemple, cette dernière étant un mercredi. Le SNUipp-FSU s’interroge aussi sur certaines actions présentées comme des formations tel que le salon du numérique dans lequel des entreprises privées viennent placer leurs produits et services. Il est inadmissible que les syndicats, invités par la DSDEN à cette rencontre se soient vu expulsés ! Au vu des besoins en formation spécialisées dans le département, plus de 100 postes vacants, le SNUipp-FSU réclame depuis plusieurs années que la formation CAPPEI se déroule à Laon.,

Le SNUipp-FSU s’interroge sur le bienfondé du départ au voyage d’étude au Québec d’un IEN partant à la retraite, ainsi que sur les critères de sélection des candidatures. Le SNUipp FSU s’indigne que dans les équipes pédagogiques les « faisant fonctions de direction » n’aient bénéficié d’aucune décharge réglementaire.

Enfin à l’initiative du SNUipp FSU, une pétition unitaire départementale avec nos collègues du SE-UNSA et du SNUDI-FO est lancée sur les futures règles du mouvement. L’ensemble des organisations syndicales ici présentes demande solennellement qu’il y ait le maintien de 2 phases de mouvements et donc le maintien de 2 saisies de vœux

• le maintien de 2 CAPD

• le maintien du barème départemental actuel, avec l’AGS comme élément essentiel

• aucun vœu géographique obligatoire

• La primauté du barème dans l’attribution des postes, ce qui implique l’abandon des postes dits « à profil »

Dans notre département, le passé a montré l’inefficacité d’un mouvement à une seule phase par conséquent le SNUipp-FSU vous demande, monsieur l’inspecteur d’académie, de porter un mouvement à plusieurs phases et plusieurs saisies.

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