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Déclaration préalable du SNUipp FSU à la CAPD du 15 décembre 2017

vendredi 15 décembre 2017

voir ci dessous

Le SNUipp-FSU se félicite de l’annonce ministérielle de l’attribution de l’indemnité pour mission particulière aux référents pour la scolarisation des élèves en situation de handicap à son taux maximum soit 2500€ qu’il a très largement réclamés auprès du ministère et de madame le Recteur au niveau académique. Néanmoins, il regrette que cela ne s’applique pas aux référents pour les ressources et usages pédagogiques numériques qui sont pourtant prévus dans le décret n° 2017-965 du 10 mai 2017 et le SNUipp-FSU continue d’exiger son versement à ces personnels.

Le SNUipp-FSU s’indigne également de l’exclusion du versement de l’ISAE à certains personnels du premier degré : c’est le cas pour les personnels qui, du fait d’un exercice en service partagé, comme les PEMF, ne perçoivent qu’une partie de l’ISAE mais aussi les enseignants mis à la disposition des MDPH, les directrices ou directeurs de SEGPA, de ceux qui exercent en milieu pénitentiaire, en classe relais ou en centre éducatif fermé, de ceux affectés au CNED (à la différence de leurs collègues du 2nd degré) et en ERPD, les coordonnateurs REP+ et les conseillers pédagogiques. Autant de missions qui n’ouvrent pas droit aujourd’hui au versement de l’ISAE. Enfin, une partie des enseignants de SEGPA, d’EREA ou d’Ulis-collège voit même leur rémunération baisser du fait du remplacement par cette même ISAE d’une indemnité qui leur était plus favorable. Il s’étonne d’ailleurs au niveau du département que les personnels éducateurs à l’EREA ne perçoivent pas l’ISAE depuis le début de cette année scolaire.

Il est grand temps de revaloriser le traitement des enseignants du premier degré, dont le salaire moyen est le plus faible de tous les professeurs et dont le temps de travail est le plus élevé. Il est urgent également de diminuer ce temps de travail, qui explose. Les 108 heures doivent être à la disposition des équipes et elles sont bien souvent largement dépassées : il est totalement injuste de ne pas payer le dépassement d’heures. De la même façon, les temps d’accueil et de sortie - qui représentent parfois plus de 40 minutes par jour- ne sont pas comptabilisés dans le temps de service des enseignant(e)s du premier degré et ne sont donc pas rémunérés… Il est grand temps de remettre le temps de travail des enseignants du premier degré à plat !

Les annonces ministérielles concernant l’apprentissage de la lecture ont de quoi inquiéter : la dictée quotidienne et les manuels de lecture, la remise en cause de la liberté pédagogique et l’exclusion d’un pan important de la recherche pédagogique. Allons-nous vers une réécriture des programmes et un retour vers des pratiques qui ont fait la preuve de leur inefficacité ? L’enquête internationale PIRLS montre que la France décroche nettement du groupe des pays de l’OCDE en ce qui concerne les compétences en lecture des écoliers de CM1. Les élèves déchiffrent, sont capables de retrouver des informations mais ont du mal à comprendre un texte. Cette enquête contredit les propos du ministre sur l’apprentissage de la lecture. Elle montre également que les enseignants français bénéficient de moins de formation continue alors qu’ils en sont demandeurs.

Le SNUipp-FSU s’inquiète d’ailleurs très fortement pour la carte scolaire de l’annonce de la mise en place de CP à 12 en REP et de CE1 à 12 en REP+. Si l’initiative du ministre d’une diminution des effectifs est louable, le SNUipp-FSU rappelle que l’année dernière, la mise en place des CP en REP+ s’est faite à moyens constants donc au détriment du remplacement. Les moyens considérables nécessaires à la rentrée se feront alors au détriment là encore des moyens de remplacement, des effectifs des autres classes, voire des RASED.

Par ailleurs, le SNUipp-FSU s’inquiète de l’éventuelle annonce de la titularisation de certains personnels affectés au troisième mouvement, celle-ci étant complètement inéquitable (les personnels déjà affectés au premier et second mouvement n’ayant pas pu avoir accès à ces postes). Cette procédure représenterait un véritable scandale pour l’équité de traitement. Concernant le thème de CAPD, le SNUipp-FSU déplore par la publication tardive des BO le manque de clarté des processus mis en œuvre. Le SNUipp-FSU souligne néanmoins la réactivité des services de la DIPRED. Le SNUipp-FSU regrette le manque d’anticipation du gouvernement : par exemple, les collègues ont été effectivement inspectés l’année dernière pour les sixième et huitième échelons mais ils ne savaient pas encore si cela allait leur servir dans l’avancement de carrière jusqu’à il y a un mois. La question se pose également sur la manière de départager les 30% des personnels qui auront une accélération de carrière : pourrez-vous nous répondre ?

L’accès à la hors-classe est là encore flou : comment va-t-on départager les collègues ayant passé un entretien de carrière et ceux encore au barème existant l’année prochaine ? Quel sens a un barème avec une note figée depuis au moins deux ans ? Ne parlons pas de la classe exceptionnelle qui, ne s’adressant qu’à quelques uns, va créer un fort sentiment d’injustice …. Le SNUipp-FSU continue de réclamer un avancement pour toutes et tous au rythme le plus rapide et exige que le contingent du passage à la hors-classe soit augmenté afin d’atteindre a minima le pourcentage de personnels à la hors-classe du second degré et nous en sommes encore très loin.

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