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CDEN du 05 décembre

mercredi 6 décembre 2017

voir ci dessous le compte rendu et la déclaration préalable de la FSU

Présents :

  • Pour l’administration : monsieur le préfet de l’Aisne, monsieur le directeur académique, monsieur l’IEN adjoint, monsieur l’IEN en charge de l’ASH, monsieur Bouvet
  • Elus : conseiller(e)s départementaux : circonscriptions d’ Hirson, Chauny, Château-Thierry
  • Maires : deux représentants
  • Associations de parents d’élèves : FCPE, UNAPE
  • FSU : Guillaume HILY, Héléna SAMPAIO LOPES, Didier LAFITON, Christophe BOUCHER, Michèle CHEVALIER,
  • Unsa : 2 représentantes
  • FO : deux représentants
  • SGEN : un représentant

Déclarations préalables FSU (voir ci dessous), Unsa, FO

1) Constat des effectifs des 1er et 2nd degrés ;

Baisse des effectifs dans l’enseignement public du premier degré mais augmentation dans l’enseignement privé.

Retour sur les CP à 12 en REP+ et confirmation de la création de dédoublements de classe en CE1 en REP+ et en CP en REP.

La FSU exprime son inquiétude sur le nécessaire redéploiement des postes et le manque de locaux.

Le Directeur académique informe que cela se fera au cas par cas.

Diminution de 23 élèves par rapport à l’année scolaire précédente au collège. En SEGPA, baisse du nombre d’élèves : - 46 par rapport à l’année précédente soit actuellement 956 élèves.

Stabilité du nombre de lycéens (-3 élèves). Diminution du Post Bac : - 17 48 ULIS : 34 en collège, 12 en lycée 47 classes bi-langues (dont 6 créations) dans 37 collèges Latin : 53 collèges Grec : 11 collèges 13 collèges ont à nouveau des classes européennes

Dispositif « devoirs faits » dans les collèges : 6761 élèves, 2 heures minimum pour 3700 élèves, 537 enseignants, 144 assistants d’éducation, 44 services civiques.

2) Présentation des résultats du diplôme national du brevet et du Baccalauréat

3) Bilan des orientations et des affectations après la troisième ;

5,8% vers la voie professionnelle

4) Scolarisation des élèves en situation de handicap

Une légère diminution des effectifs. Ouverture de 5 unités d’enseignement. Partenariat avec le médico-social. Unités externalisées font toutes objet d’une convention signée pour une durée de trois ans. La responsabilité revient à l’enseignant du groupe.

Augmentation des élèves à troubles autistiques scolarisés en milieu ordinaire. 56 ULIS écoles dont 6 pour les élèves à troubles autistiques.

La FSU pose le problème des transports et de la diminution des taxis pour ces élèves.

Hausse constante des contrats AESH.

5) Calendrier scolaire

Pas de changement prévu pour les académies d’Amiens et de Lille.

6) Candidature DDEN

7 nouveaux DDEN : 3 Laon, 2 Saint-Quentin, 1 Chauny, 1 Château-Thierry Vote

Pour : unanimité


Le gouvernement poursuit sa politique néolibérale particulièrement en matière économique sociale et fiscale. Le projet de budget 2018 est éclairant en la matière. Présidé par une baisse de la dépense publique, il va affaiblir la capacité des services publics à agir pour répondre à tous les besoins de la population sur l’ensemble du territoire et pour lutter contre les inégalités sociales. Il acte des pertes de recettes à travers des baisses d’impôts qui profiteront surtout aux plus riches : suppression de l’ISF remplacé par un impôt excluant le patrimoine financier, mise en place d’une flat-tax, prélèvement forfaitaire unique au détriment d’une imposition progressive des revenus du capital, cadeaux fiscaux aux entreprises… Ce PLFSS s’inscrit dans une logique austéritaire. Il impose des coupes budgétaires et des ruptures comme le recul de l’universalité des prestations familiales. Un certain nombre de mesures mettent en danger notre système de protection sociale : utilisation de l’excédent budgétaire pour compenser la suppression de la taxe d’habitation, recul des cotisations sociales patronales, basculement de nouveaux remboursements sur les complémentaires, fiscalisation du financement de l’assurance chômage... Les investissements pour la santé, pour les personnes âgées, handicapées vont pâtir de ces choix et mettre nombre de personnes en difficulté. La FSU cherchera à mobiliser avec toutes les forces disponibles pour la reconquête d’une sécurité sociale de haut niveau pour toutes et tous. La politique actuelle bénéficie aux seuls riches. Les 10% des plus riches bénéficieront de 46% de gains fiscaux alors que « l’effort » porte toujours sur les seuls salarié-e-s, particulièrement sur les 5,4 millions d’agent-e-s de la Fonction publique, mais aussi sur les retraité-e-s et les jeunes les moins favorisé-e-s qui voient leur avenir bien incertain, avec des inégalités croissantes dans la société. En lien avec cette politique économique et fiscale dont un des objectifs rappelé par CAP 2022 est de réduire de 3 points la part des dépenses publiques dans le PIB d’ici 2022, l’actualité avec les nouvelles révélations et études sur l’évasion, l’optimisation et la fraude fiscale révèle l’énormité des richesses échappant aux nations et qui permettraient de financer la transition écologique et les besoins sociaux entre autres.

Lancée mi-octobre par le premier ministre, la démarche Action Publique 22 est une machine de guerre contre le service public. L’objectif prioritaire affiché est la baisse des dépenses publiques et les moyens pour y parvenir sont clairement énoncées : « revoir profondément et durablement les missions de l’ensemble des acteurs publics que sont l’Etat, les opérateurs, les collectivités territoriales, les organismes de sécurité sociale. (…) C’est l’objet du comité action publique 2022. » Tout ceci ne laisse aucun doute sur la démarche « action publique 2022 ». L’exécutif a déjà une idée précise des réformes qu’il a décidé d’entreprendre, CAP22 n’étant là que pour préparer le terrain. C’est bien le début d’un démantèlement d’un modèle des services publics qui est mis en perspective. Une remise en cause profonde de notre modèle social.

La FSU sera reçue par JP Delevoye après demain sur la réforme des retraites annoncée par E. Macron. Elle exprime ses vives inquiétudes face à la mise en place d’un système qui s’inspirerait des retraites à points ou par « comptes notionnels ». Dans un tel système, les pensions baisseraient alors qu’elles ont baissé avec les réformes précédentes (augmentation de l’âge minimum de départ, augmentation de la durée de cotisations). L’incertitude sur ce que chacun toucherait augmenterait puisque la valeur du point dépendrait de divers paramètres (espérance de vie d’une classe d’âge par exemple) et c’est l’ensemble des rémunérations sur une carrière qui pourrait servir de base au calcul du montant de la pension perçue. Or, particulièrement pour les fonctionnaires, il s’agirait d’un recul par rapport au calcul en pourcentage du dernier traitement perçu 6 mois avant le départ en retraite. La notion de carrière, où la compétence du fonctionnaire et donc sa rémunération progresse, serait attaquée. La FSU poursuit sa campagne d’information sur l’organisation du régime des retraites, les revendications qu’elle porte pour l’améliorer et les raisons de son attachement à un régime par répartition, à prestations définies et au code des pensions comme élément constitutif du statut. La FSU s’opposera à toute remise en cause des solidarités déjà fortement attaquées par les précédentes réformes.

Le projet de loi sur l’accès des bacheliers à l’enseignement supérieur permet la généralisation de la sélection à l’entrée à l’université. La solution n’est pas la sélection à l’entrée à l’Université qui accentue les inégalités socio culturelles mais de conduire des politiques de démocratisation de l’enseignement supérieur à la hauteur des besoins, avec les moyens, fournis par l’État, de prendre en charge l’augmentation du nombre d’étudiant-e-s (+ de 40 000/an). Ce projet de loi aurait des conséquences désastreuses dans notre académie ou l’accès des jeunes aux études supérieures est déjà beaucoup trop faible.

En collège, vous avez rendu, M le directeur académique, des moyens là où les situations étaient les plus criantes. Malgré un léger tassement des effectifs, des collèges présentent encore des niveaux à effectifs élevés. (Jean Racine Château-Thierry, Victor Hugo Chauny, Flavy, Le Nain Laon, St Gobain, St Michel, Sissonne, Vailly, Villeneuve, Dussuchal et François 1er à Villers-Cotterêts.

La FSU considère que la rentrée a été difficile en collège, de nombreux postes n’étant pas pourvus, notamment en mathématiques où on cherchait encore à recruter à la rentrée des vacances de novembre..La FSU se demande quel soutien véritable est apporté à l’allemand. La FSU souhaite obtenir des informations concernant la carte des langues. Les conditions matérielles de rentrée se sont encore dégradées : pressions sur les collègues pour remplacer les collègues manquants, multiplication des postes partagés. Cette situation ne rend pas notre département attractif, bien au contraire. Cette année encore de nombreux collègues demandent leur mutation pour d’autres académies.

Dans le 1er degré, la culture de l’évaluation prônée par le ministère n’est pas sans inquiéter, de même que l’insuffisance du budget 2018. Si le ministre poursuit les dédoublements de classes en éducation prioritaire, elles se feront au détriment des nécessaires ouvertures, des plus de maîtres et d’une amélioration qualitative plus que nécessaire, notamment au regard des effectifs par classe. Dans notre département nous avons 4 REP+ et 11 REP, les dédoublements ne devraient pas se faire que par redéploiement mais nécessitent un nombre de places au concours CRPE suffisant et un accompagnement accru des étudiants s’orientant vers les concours de l’enseignement. La seule présupposée baisse démographique ne suffira pas à justifier le redéploiement. A "l’école de la confiance", la FSU oppose la reconnaissance de la professionnalité et de l’autonomie pédagogique des personnels. C’est le sens de l’appel "l’école de la réussite de tous et de la formation des citoyens a besoin de toute la recherche". Parce que l’école est un vecteur de transformation sociale, les questions éducatives restent la préoccupation de la FSU.

La fin programmée des contrats-aidés et plus généralement la situation faite aux personnels contractuels provoque des drames humains inacceptables. Les réponses du MEN aux demandes de l’intersyndicale 1er degré, initiée par le SNUipp-FSU, ne sont pas satisfaisantes. Les deux journées contre la précarité dans la FP, organisées par la FSU, ont permis de demander au ministre de l’action et des comptes publics la fin de la précarité et l’application des textes réglementaires par les chefs de service. Avec la FSU, le SNUipp-FSU poursuit son action pour exiger la création d’emplois pérennes et statutaires et obtenir un plan de titularisation et que les personnels concerné•es bénéficient d’une formation qualifiante pour accéder à ces emplois.

La réduction des moyens pour l’école rend nécessaire des mobilisations associant largement les personnels et les parents d’élèves. En ce qui concerne le retour à quatre jours de classe, nous demandons que soit respecté l’avis majoritaire des conseils d’écoles et qu’une information aux familles soit diffusée précisant que c’est vous Monsieur le directeur des services qui arrêtez les horaires scolaires après consultation de ces derniers. IL est donc inutile de gaspiller l’argent public des collectivités pour quelques enquêtes visant de pures opérations de communication.

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