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Déclaration préalable au SNUipp au CDEN du 27 février 2017

lundi 27 février 2017

voir ci dessous

A l’aube d’échéances électorales, le projet de carte scolaire dans le premier degré pourrait apparaître plutôt favorable au département, puisque l’Aisne bénéficie de 36 postes dans le premier degré pour une baisse démographique annoncée de 600 élèves à la rentrée 2017. Permettez nous, dans un premier temps, de constater que la baisse prévisionnelle des effectifs à la rentrée 2016, correspondant à moins 537 élèves, n’était pas aussi importante que prévue. Les 200 élèves d’écart, réellement présents à la rentrée, légitimaient les demandes d’ouvertures de classes demandées par la FSU au CTSD de rentrée.

Les documents que vous nous transmettez ne nous permettent pas d’avoir une vision globale de la situation de notre département. En effet seules les écoles concernées par une mesure de carte scolaire sont portées à notre connaissance. Vous nous permettrez donc de vous faire des propositions d’ouvertures avec les chiffres que nos collègues nous ont transmis.

De façon plus globale la scolarisation des moins de trois ans devrait être une priorité, compte tenu des difficultés sociales et économiques auxquelles nombre d’axonnais sont confrontés. Le constat est édifiant et le taux a du mal à progresser notamment en Education Prioritaire. Nous demandons que l’ensemble des enfants de moins de 3 ans prévus soit comptabilisés par l’administration. Le dispositif spécifique de scolarisation des moins de trois ans a vocation à prendre en compte, avec différents partenaires, des besoins particuliers et ne doit pas se substituer en termes d’affichage à l’augmentation nécessaire de ce taux.

De même la FSU demande que les écoles primaires de plus de 15 classes soient "dé-fusionnées" afin que les structures scolaires du premier degré restent à taille humaine et permettent de mieux prendre en compte l’école maternelle dans sa spécificité.

Il n’est pas acceptable que notre département ne compte que 5 postes G. Les RASED devraient être complets pour être efficaces !!! Vous devez prendre toute la mesure des difficultés des élèves axonnais. En termes de ressources humaines notre département a besoin d’un personnel formé et ainsi efficace pour traiter la difficulté scolaire. La FSU demande le rétablissement de RASED complets et notamment la création de postes G.

Elle considère par ailleurs que le secteur géographique couvert par un RASED est aujourd’hui beaucoup trop étendu pour une prise en charge à la hauteur de la grande difficulté scolaire.

De plus si la brigade de formation continue est largement abondée, le constat demeure : avec une dotation de plus 36 postes vous fermez deux fois plus de classes que vous n’en ouvrez (31 fermetures pour seulement 16 ouvertures). En 10 ans, 120 écoles ont été fermées dans notre département, en dégradant à bien des égards le service public. L’école rurale doit être défendue. De très jeunes élèves doivent effectuer des trajets bien fatigants. Cela ne leur offre pas les conditions satisfaisantes d’une école tenant compte de leurs besoins. Les annonces de quelques candidats de surcroît moralisateurs, sur la baisse des dépenses publiques, tant sur la diminution du nombre de fonctionnaires que sur la dégradation du service pour les usagers, ne sont pas de nature à donner quelques espoirs aux populations démunies de notre territoire.

Monsieur le préfet, le maire de Villers-Cotterêts, a envoyé un courrier aux écoles leur demandant de saler en cas d’intempéries les abords et les cours d’écoles. Sacs de sel et pelles ont d’ailleurs été livrés à cet effet. Les agents de l’état n’ont pas à se substituer aux employés municipaux et n’ont en aucun cas à recevoir ce types d’injonctions d’un élu local.

Dans le second degré, la FSU prend note de la légère augmentation des moyens alloués au département à effectifs constants. Est-ce le moyen de mieux faire avaler l’amère pilule de la réforme du collège ? De même la dotation en direction des élèves les plus fragiles est en hausse : SEGPA, élèves allophones, ULIS...Toutefois, dans la répartition proposée le H/E s’établit à 1,28 comme l’an dernier.

La FSU regrette la disparition des classes européennes, des 2/5 des classes bi-langues, des DP3.., classes ou sections qui, loin d’être élitistes, avaient fait leurs preuves. L’avenir des langues anciennes paraît bien sombre. L’accompagnement éducatif, dans sa variété, était lui aussi un succès. Les élèves ont globalement moins d’heures, surtout en 4è et 3è, or des moyens importants seraient utiles pour donner du temps aux apprentissages

Comme tous les ans, la lettre du directeur académique mentionne : " un effort particulier doit être fait en faveur de la promotion de l’allemand." Qu’en est-il concrètement ? Les horaires de technologie se trouvent de fait réduits par le biais de la réforme, il faut s’attendre à de nombreuses fermetures de postes dans cette discipline. La FSU remarque, en étudiant la répartition des moyens que les effectifs moyens par classe restent élevés. Ainsi 23% des élèves seront placés dans des divisions de 28 élèves et plus., 63% dans des classes à 25 élèves et plus. Ainsi, de nombreux collèges présentent des effectifs moyens par classe importants : Belleu, Bohain, Charly, Coucy, Flavy, Hirson, Laon Le Nain, Laon Mermoz, Moy, Ribemont, St Gobain, Soissons St Just, Vervins, Tergnier.

Plusieurs collèges perdent deux classes pour une baisse d’effectifs limitée : Belleu, St Just, Vervins par exemple. Onze collèges disposent d’un H/E inférieur à 1,21. Mais, vous avez, Monsieur le directeur académique gardé une réserve de moyens importante... Depuis plusieurs années, la FSU alerte les services départementaux à propos de la concurrence public/privé (Bohain, St Just, Villers-Cotterêts en ont été victimes ces dernières années) Comment peut-on expliquer la chute spectaculaire des effectifs du collège François 1er de Villers-Cotterêts ?

Enfin, la FSU espère que le département sera doté à hauteur des besoins en CPE, AED, AVS. Nous manquons cruellement d’infirmières, de médecins scolaires.

Notre département connaît des difficultés économiques et sociales importantes, il convient donc de donner à nos élèves, des moyens suffisants pour mieux réussir. La FSU souhaite voir se développer un service d’éducation où les professionnels que nous sommes pourrons exercer avec de bonnes conditions de travail. Or cette année, la FSU constate que la réforme des collèges demande aux collègues, un effort sans précédent. En effet les nouveaux programmes se mettent en place sur les quatre niveaux du collège en même temps. Les conditions matérielles d’exercice ne sont pas optimum, aucun collège n’a pu, par exemple, en raison de la faiblesse des crédits ministériels acheter des manuels pour chacun de ses élèves.

La FSU rappelle que la réforme des collèges se développe, globalement, sans l’assentiment des collègues qui pensent qu’elle sera peu efficace au regard des efforts consentis. Souffrance au travail garantie.

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